Xénia Laffély

 
 

Xénia Laffély, dessins préparatoires pour le décor des défilés du 32e Festival International de Mode et de Photographie à Hyères, 2017. 

Xénia Laffély, dessins préparatoires pour l’autel à Elsa Schiaparelli, 2017.

 

They didn’t burn my inner-Elsa

J’ai un parcours plein de détours. J’ai fait des études de lettres, puis de la mode, puis des arts visuels, puis encore de la mode, et aujourd’hui je suis dans une démarche protéiforme assumée. Incapable de prêter fidélité à une seule discipline, mon travail prend l’apparence de la mode, du textile, de la céramique, du dessin bien sûr, et aussi du métal à travers la création de bijoux. L’idée étant toujours de raconter une histoire au moyen de médiums différents afin de concevoir des univers complets, narratifs et généreux.

Les collaborations avec la villa Noailles font partie d’une démarche globale à long terme. Je m’intéresse à la féminité et en particulier aux femmes artistes qui m’ont inspirée. Je me laisse envahir par un personnage, une histoire, un univers, et je tente d’élaborer de nouvelles propositions, des hommages un peu tordus et par trop subjectifs, des poèmes visuels ou simplement une excuse assumée pour fabriquer des objets à la fois décoratifs et utilitaires.

J’ai mis Elsa Schiaparelli à l’honneur et me suis laissé charmer par la dimension sensuelle et plastique de son travail décomplexé qu’elle exprimait.

J’ai dessiné un univers hanté et ambivalent pour habiller les murs de l’espace où défilent les stylistes du concours ; pour l’exposition à la villa Noailles, j’ai réalisé un petit autel votif où les motifs iconiques se prêtent au recueillement.

They didn’t burn my inner-Elsa

My career path has been full of diversions. I studied literature, then fashion, followed by visual arts, and then fashion again, and today I am following an assumed protean process. Incapable of vowing allegiance to any one discipline, my work assumes the appearance of fashion, textiles, ceramics, drawing of course, and also metal through the creation of jewellery. The principle is to always tell a story, through different mediums, in order to conceive whole, narrative, and generous universes.

My collaborations with the villa Noailles belong to a long term universal process. I am interested in femininity and in particular those female artists who have inspired me. I allow myself to become overwhelmed by a character, a story, a universe, and I aim to elaborate new propositions, homages that are somewhat twisted and overly subjective, visual poems or simply an acknowledged excuse, in order to create objects that are both decorative and useful.

I chose to celebrate Elsa Schiaparelli and I fell under the spell of the sensual and physical dimension of her uninhibited work.

I drew a universe that is haunted and ambivalent, intended to cover the walls of the space where the catwalk competition takes place, and for an exhibition at the villa Noailles, I created a small offering altar where iconic motifs lend themselves to contemplation.