Tim Walker

 
 
 

Tim Walker, Noa Vermeer, Jamilla Hoogenboom, Gaby Loader, Marta Placzek, Anine van Velzen, Chalk Quarry, Hertfordshire, 2015. © Tim Walker
Fashion: Comme des Garçons Autumn / Winter 2015 

Tim Walker, Cate Blanchett as lunar Mozart, Paris, France 2015. © Tim Walker
Fashion: Dior

Tim Walker, Maria Carla & Mechanical Man, London 2014. © Tim Walker
Fashion: Alaïa

The Mirror

Fantasmagorique, onirique, flamboyant, tendre, élégant, joueur, surréaliste, les qualificatifs se pressent autour du corpus de Tim Walker, aussi nombreux et volubiles que les images dont ces pages de papier glacé nous régalent chaque mois. Le festival a par le passé honoré de grandes figures de la photographie de mode : William Klein, Saul Leiter, Peter

Knapp, Erwin Blumenfeld... En 2017, faisant de Tim Walker son invité d’honneur en photographie, le festival prolonge cet hommage rendu aux grands artistes du genre.

Car Tim Walker s’il est né quelques décennies après les auteurs sus cités, est bien un photographe qui se place dans une histoire. Son passage par le fonds Condé Nast et plus particulièrement les archives de son compatriote Cecil Beaton, qu’il explore alors qu'il a tout juste 19 ans, n’est certainement pas anecdotique. Tim Walker détient cet héritage qu’il ne

s’est pas contenté de sagement entretenir. Plutôt que de citer ses illustres pairs en leur empruntant tel ou tel élément de vocabulaire, il se nourrit de leur esprit, de cette vision selon laquelle la photographie de mode peut nous tendre ce fantastique miroir magique. S’il en est un qui a su raviver son lustre, c’est sans conteste Tiim Walker. Président du jury photographie, il sera accompagné dans la sélection des dix talents photographes par un jury d’exception alliant personnalités de la photographie et de la mode. 

L’exposition, quant à elle, est conçue spécialement pour le festival, et plus spécifiquement pour la villa Noailles. Là encore, il s’agit de se placer dans une histoire, non pour l’enfermer dans un écho nostalgique mais pour la prolonger et à la suite des Man Ray, Bunuel et consorts, poursuivre ce jeu commencé dans les années 1920.

Une des figures qui s’impose tant dans l’histoire de la villa Noailles que dans l’oeuvre de Tim Walker, est celle de Jean Cocteau. C’est lui, l’artiste polysémique, qui fait le train d’union ici s’il en fallait un. Cocteau l’homme d’images, Cocteau, l’ami, résident de la villa, soutenu par les Noailles, qui financeront son Livre blanc et surtout l’intégralité de son film, Le Sang d’un poète. 

L’exposition The Mirror est envisagée comme un objet concis et précieux. Constituée d'une sélection de photographies réalisées au cours des quatre dernières années, elle déploie figures héroïques, animaux fantastiques, ballets oniriques ; autant de ces mondes que Tim Walker se plaît à imaginer, dans cet autre côté du miroir. Le fantôme de Cocteau, apparition subreptice ou présence explicite,  traverse nombre de ses images. 

 

Né en Angleterre en 1970, Tim Walker commence à s’intéresser à la photographie à la bibliothèque Condé Nast à Londres, lieu où il travaille sur les archives de Cecil Beaton pendant un an avant l’université. Après une licence artistique en photographie obtenue avec mention au Exeter College of Art, Walker reçoit le troisième prix en tant que The Independent Young Photographer Of The Year. Dès 1994, Walker, alors en fin d’études, travaille en tant qu’assistant auprès de photographes à Londres, il déménagera ensuite à New York pour devenir assistant à plein temps de Richard Avedon. De retour en Angleterre, il se concentre sur la pratique du portrait et le documentaire pour la presse britannique. À l’âge de 25 ans, il réalise sa première série de mode pour Vogue et photographie depuis lors pour les éditions britannique, italienne et américaine du magazine, ainsi que pour W Magazine et LOVE Magazine depuis lors. Walker organisa sa première exposition majeure au Design Museum de Londres en 2008, ceci coïncidant avec la publication de son livre Pictures, par la maison d’édition teneuse.

En 2010, le premier court métrage de Tim Walker, The Lost Explorer, a été diffusé au Locarno Film Festival en Suisse ; il remporta le prix pour le meilleur court métrage au Chicago United Film Festival en 2011.

Son exposition photographique Storyteller a été présentée en 2012 à la Somerset House, à Londres. Au même moment a été publié son livre éponyme par les éditions Thames and Hudson. En 2013, il collabora avec Lawrence Mynott et Kit Hesketh-Harvey et réalisa The Granny Alphabet, un collection unique de portraits et d’illustrations célébrant les grands-mères. Tim Walker a reçu l’Isabella Blow Award for Fashion Creator du British Fashion Council en 2008, ainsi que l’Infinity Award from International Center of Photography en

2009. En 2012, il devint membre honoraire de la Royal Photographic Society.

Le Victoria & Albert Museum et la National Portrait Gallery ont inclus des photographies de Tim Walker dans leur collection permanente.

Le photographe vit actuellement à Londres.

 

Avec le soutien du groupe LVMH
With the support of the LVMH group

The Mirror

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Born in England in 1970, Walker’s interest in photography began at the Condé Nast library in London where he worked on the Cecil Beaton archive for a year before university. After a three-year BA Honors degree in Photography at Exeter College of Art, Walker was awarded third prize as The Independent Young Photographer Of The Year.

Upon graduation in 1994, Walker worked as a freelance photographic assistant in London before moving to New York City as a full time assistant to Richard Avedon. When he returned to England, he initially concentrated on portrait and documentary work for British newspapers. At the age of 25 he shot his first fashion story for Vogue, and has photographed for the British, Italian, and American editions, as well as W Magazine and LOVE Magazine ever since.

Walker staged his first major exhibition at the Design Museum, London in 2008. This coincided with the publication of his book ‘Pictures’ published by teNeues.

In 2010 Walker’s first short film, ‘The Lost Explorer’ was premiered at Locarno Film Festival in Switzerland and went on to win best short film at the Chicago United Film Festival, 2011.

2012 saw the opening of Walker’s ‘Storyteller’ photographic exhibition at Somerset House, London. The exhibition coincided with the publication of his book, ‘Storyteller’ published by Thames and Hudson. In a 2013 collaboration with Lawrence Mynott and Kit Hesketh-Harvey, he also released The Granny Alphabet, a unique collection of portraiture and illustration celebrating grandmothers.

Walker received the ‘Isabella Blow Award for Fashion Creator’ from The British Fashion Council in 2008 as well as the Infinity Award from The International Center of Photography in 2009. In 2012 Walker received an Honorary Fellowship from the Royal Photographic Society.

The Victoria & Albert Museum and the National Portrait Gallery in London include Walker’s photographs in their permanent collections.

Tim lives in London.